Le Président Obama annonce un financement de plusieurs milliards de dollars à l'initiative des États-Unis pour améliorer l'accès à l'électricité en Afrique.

2 juillet 2013

Tunis, Tunisie, 2 juillet 2013 : 

Plus des deux tiers de la population d'Afrique subsaharienne n'ont pas accès à l'électricité, une proportion qui s'élève à plus de 85 pour cent pour les habitants des zones rurales. Les États-Unis d'Amérique viennent d'annoncer POWER AFRICA, une nouvelle initiative visant à doubler l'accès à l'électricité en Afrique subsaharienne. POWER AFRICA se basera sur le potentiel immense de l'Afrique en termes d'énergie, avec notamment les découvertes récentes de vastes réserves pétrolières et gazières, qui présentent un potentiel important de développement d'énergies géothermiques, hydrauliques, éoliennes et solaires. POWER AFRICA aidera ces pays à développer les ressources découvertes de manière responsable, à construire des infrastructures de production et de transport d'énergie et à élargir la zone de couverture de solutions mini-grille et non raccordées au réseau. 

D'après l'Agence internationale de l’Énergie, plus de 300 milliards de dollars seront nécessaires pour rendre l'accès à l'électricité universel en Afrique subsaharienne à l'horizon 2030. POWER AFRICA ne pourra tenir sa promesse qu'avec plus d'investissements du secteur privé. POWER AFRICA va donc mobiliser des investissements dans le secteur privé, en commençant par les engagements initiaux des divers partenaires pour un total de plus de 9 milliards de dollars afin de soutenir la production de plus de 8 000 mégawatts en Afrique subsaharienne. 

Ces engagements comprennent :

  • GENERAL ELECTRIC s'engage à installer 5 000 mégawatts à prix abordable par le biais de ses technologies, de son expertise et de son capital en Tanzanie et au Ghana.
  • HEIRS HOLDINGS s'engage à investir 2,5 milliards de dollars dans l'énergie et à produire 2 000 mégawatts supplémentaires au cours des cinq années à venir.
  • SYMBION POWER ambitionne de catalyser 1,8 milliards de dollars en investissements destinés à soutenir de nouveaux projets de production d'au moins 1 500 mégawatts d'énergie dans les pays bénéficiaires de Power Africa au cours des cinq prochaines années.
  • ALDWICH INTERNATIONAL s'engage à développer 400 MW d'énergie éolienne propre au Kenya et en Tanzanie — le premier projet éolien de grande envergure de ces deux pays ; l'investissement combiné s'élèvera à 1,1 milliard de dollars.
  • HARITH GENERAL PARTNERS s'engage à investir 70 millions de dollars dans l'énergie éolienne propre au Kenya et 500 millions de dollars dans l'ensemble du secteur énergétique en Afrique à travers un nouveau fonds.
  • HUSK POWER SYSTEMS s’attellera à réaliser l'installation de 200 mini-centrales électriques à biomasse décentralisées en Tanzanie – ce qui apportera de l'électricité abordable à 60 000 ménages.
  • La Société financière africaine entend investir 250 millions de dollars dans les secteurs énergétiques au Ghana, au Kenya et au Nigeria ; elle catalysera 1 milliard de dollars d'investissement dans les projets d'énergie en Afrique subsaharienne. 

Les États-Unis et ses partenaires collaboreront avec une première sélection de pays partenaires de POWER AFRICA, comprenant l'Éthiopie, le Ghana, le Kenya, le Liberia, le Nigeria et la Tanzanie. Ces pays se sont fixé des objectifs ambitieux en matière de production d'énergie électrique et mènent actuellement des réformes dans le secteur des infrastructures et de l'énergie afin de préparer le terrain aux investissements et la croissance. POWER AFRICA travaillera également avec l'Ouganda et le Mozambique sur la gestion responsable des ressources pétrolières et gazières.POWER AFRICA s'appuiera sur une vaste gamme d'outils gouvernementaux pour soutenir l'investissement dans le secteur énergétique de l'Afrique. Des meilleures pratiques en matière de politique et de réglementation à l'appui pré-faisabilité et au renforcement des capacités, en passant par le financement à long terme, les garanties d'assurance, les améliorations du crédit et l'assistance technique, POWER AFRICA apportera un soutien coordonné destiné à aider ses partenaires africains à élargir leur capacité de production et d'accès à l'énergie. 

Le gouvernement américain débloquera plus de 7 millions de dollars pour soutenir cette initiative au cours des cinq prochaines années, à savoir :

  • L’Agence américaine pour le développement international (USAID) apportera plus de 285 millions de dollars destinés à l'assistance technique, aux subventions et à l'atténuation de risques afin de donner un coup de pouce à l'apport du secteur privé dans le secteur de l'énergie et aider les gouvernements à adopter et mettre en œuvre les reformes politiques et réglementaires ainsi que d'autres réformes nécessaires pour attirer les investissements du secteur privé dans les secteurs de l'énergie et de l'électricité.
  • La Régie pour les investissements privés à l'étranger (OPIC) s'engage à hauteur de 1,5 milliards de dollars pour soutenir les exportations des États-Unis pour le développement des projets énergétiques en Afrique subsaharienne.
  • La Banque export-import des États-Unis (EX-IM) mettra sur la table jusqu'à 5 milliards de dollars pour soutenir les exportations des États-Unis destinées au développement de projets énergétiques en Afrique subsaharienne.
  • La Millennium Challenge Corporation (MCC) investira jusqu'à 1 milliard de dollars dans les systèmes de production d'électricité en Afrique par le biais de ses pactes nationaux afin non seulement d'augmenter l'accès à l'électricité, mais aussi de favoriser une distribution plus fiable et viable grâce au financement d'investissements dans les infrastructures énergétiques, des réformes politiques et réglementaires, et le renforcement des capacités institutionnelles.
  • L'OPIC et l'Agence américaine pour le commerce et le développement (USTDA) apporteront 20 millions de dollars pour la préparation de projets, et sous forme de subventions destinées aux études de faisabilité et à l'assistance technique visant le développement des projets énergétiques.  Les efforts seront coordonnés par le biais de l'Initiative américano-africaine pour le financement des énergies propres (US-ACEF) et soutenus par le Centre américano-africain pour le développement et le financement des énergies propres (CEDFC) récemment lancé à Johannesburg en Afrique du Sud.
  • La Fondation américaine pour le développement de l'Afrique (USADF) lancera un programme de 2 millions de dollars dénommé « Off-Grid Energy Challenge » qui accorde des subventions pouvant atteindre 1 000 000 de dollars aux entreprises créées et gérées par des Africains afin de favoriser le développement et la vulgarisation de l’utilisation des technologies éprouvées en matière de production d'énergie hors réseau au profit des zones rurales et des populations marginales.
  • En 2014, l'OPIC et l'USAID organiseront conjointement une conférence sur l'investissement dans l'énergie et les infrastructures en Afrique.  La conférence réunira, d'une part, des investisseurs, promoteurs de projets et entreprises et, d'autre part, les représentants gouvernementaux américains et africains qui passeront en revue les opportunités d'investissement ainsi que les outils et ressources dont disposent le gouvernement américain et d'autres partenaires.

Dans son discours au Forum des chefs d’entreprises hier à Dar es Salam, le Président Obama a remercié la Banque africaine de développement pour son partenariat.Le Président a déclaré  « … les États-Unis vont continuer à investir afin de faire éclore le potentiel [de l'Afrique] et sa plus grande ressource naturelle – ses citoyens. J'ai l'intime conviction que les fruits de cet investissement ne se limitent pas à la croissance et aux opportunités pour l'Afrique. Les États-Unis comme le monde entier vont également en profiter … » 

Le Consortium pour les infrastructures en Afrique (ICA) est une organisation des pays membres du G8 (y compris les États-Unis) qui soutiennent la mobilisation de ressources pour les projets d'infrastructures destinées à transformer l'économie africaine.   

« … C'est avec joie que le Consortium pour les infrastructures en Afrique a appris cette annonce faite aujourd'hui… » a déclaré Mohamed Hassan, le Coordonnateur de l'ICA Nous avons toujours entretenu de très bonnes relations de travail avec nos collègues au sein du gouvernement américain - et nous félicitons le peuple américain pour cet effort supplémentaire en faveur du continent africain… »    

Pour plus d'informations sur le Consortium pour les infrastructures en Afrique (ICA), veuillez contacter :
 Susan Wood, Responsable des communications, Consortium pour les infrastructures en Afrique ; Tél : +216 7110 1230, E-mail : s.wood@afdb.org


Catégories: Communiqués de presse

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