Dépenses en infrastructures des gouvernements africains
Les gouvernements nationaux ont constitué la principale source de financement des infrastructures recensée en Afrique entre 2021 et 2023. Leurs engagements budgétaires soutiennent les infrastructures de transport, d’énergie, d’eau et d’assainissement ainsi que les TIC, tout en reflétant des capacités budgétaires variables selon les pays.
Engagements publics en faveur des infrastructures

Les allocations aux infrastructures recensées dans les budgets nationaux sont passées de 53,6 milliards de dollars US en 2021 à 58,6 milliards en 2022, avant de reculer légèrement à 56,4 milliards en 2023. Le transport représentait une part particulièrement importante des allocations sectorielles présentées ci-dessous.
Des différences entre les régions
L’Afrique du Nord a enregistré des engagements particulièrement élevés, notamment sous l’effet du budget égyptien consacré aux infrastructures. Ces différences régionales reflètent à la fois les priorités d’investissement et l’ampleur des budgets nationaux ; elles ne doivent pas être automatiquement interprétées comme des écarts dans la réalisation effective des projets.
Une réserve concernant la comparabilité des données
La base de données du rapport sur les budgets publics couvre 51 pays et inclut plusieurs pays qui ne figuraient pas dans les éditions précédentes. Une partie de la hausse apparente par rapport à 2019–2020 résulte donc de l’élargissement de la couverture statistique, et pas uniquement d’une augmentation des dépenses dans les mêmes pays.
Enjeux pour le financement des infrastructures
Le rôle central des budgets nationaux témoigne de l’engagement public en faveur des infrastructures. Toutefois, le poids du service de la dette et les marges de manœuvre budgétaires limitées restreignent la capacité des gouvernements à répondre seuls à des besoins croissants, ce qui renforce l’importance de financements complémentaires provenant des partenaires de développement et du secteur privé.

