Construire des infrastructures de qualité, c'est promouvoir un développement économique durable

2 décembre 2016

Les infrastructures jouent un rôle essentiel dans la croissance économique de l'Afrique. Aussi, veiller à la qualité à chaque étape du cycle de vie des projets est une condition essentielle à remplir pour espérer que les investissements dans les infrastructures aient un impact positif sur le développement économique du continent et de ses citoyens. 

Voilà l'un des messages clés des participants à la réunion annuelle du Consortium pour les infrastructures en Afrique de cette année, dont le thème était « Construire des infrastructures de qualité pour le développement de l'Afrique. » 

Les participants ont convenu qu'autant il était important d'augmenter les financements destinés au développement des infrastructures, autant il fallait apporter des améliorations à la qualité et à la durabilité de ces infrastructures. La construction d'infrastructures économiquement efficaces, facteurs d'intégration sociale, sûres, résistantes et durables passe par l'intégration des exigences de qualité à tous les niveaux du cycle de vie d'un projet, de l'étude de faisabilité à la conception en passant par l'identification de la technologie appropriée, l’exploitation et l'entretien. 

En outre, au regard de la grande vulnérabilité de l'Afrique au changement climatique, les décideurs et professionnels de la construction d'infrastructures doivent s'assurer que des mesures de résilience au changement climatique sont prises en compte dans chaque projet d'infrastructure.

Les co-présidents, modérateurs et conférenciers se sont retrouvés à Abidjan dans le cadre de la réunion annuelle de l'ICA 

La 12e réunion annuelle de l'ICA s'est tenue les 21 et 22 novembre 2016. Cette réunion organisée conjointement par le Gouvernement du Japon (Ministère des Affaires étrangères du Japon et Agence japonaise de Coopération internationale - JICA), la Banque africaine de développement (BAD) et l'ICA s'est tenue au siège de la Banque africaine de développement (BAD) à Abidjan. 

Il y avait, aux rangs des 150 participants à cette réunion de deux jours, des hautes personnalités comme M. Patrick Achi (Ministre des infrastructures économiques, Gouvernement de Côte d’Ivoire), S.E. M. Seiji Okada (Ambassadeur pour la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique, Ministère des affaires étrangères du Japon), Dr Elham Ibrahim (Commissaire aux infrastructures, Union africaine), M. Bruno Kapandji (ancien ministre de l'énergie de la RDC et actuel directeur du projet de barrage Inga III), et M. Stefan Nalletamby (Vice-président par intérim de la Banque africaine de développement). 

Seuls les membres de l'ICA et les parties prenantes invitées étaient présents le 21 novembre, première journée de la réunion annuelle. La session plénière organisée le deuxième jour sous le thème « Construire des infrastructures de qualité pour le développement de l'Afrique » était ouverte à tous.

Les modérateurs ont encadré les échanges lors de la session de clôture de cette réunion

Les modérateurs ont encadré les échanges lors de la session de clôture de cette réunion. 

En sus de la mise en exergue du rôle clé que peuvent jouer des infrastructures de qualité dans la croissance et le développement économique du continent, la session plénière a également débouché sur les conclusions suivantes : 

  • Presque tout le monde s'accorde pour dire que les infrastructures sont à la base du développement économique et que l'efficacité économique est nécessaire pour bâtir des infrastructures de qualité ;
  • L'implication du secteur privé dans les projets d'infrastructure pourrait en améliorer la qualité, mais l'Afrique a relativement peu expérimenté le recours au secteur privé et aux partenariats public-privé pour la construction d'infrastructures, notamment en raison du risque-pays, de problèmes de gouvernance et de compétence ;
  • On s'est rendu compte que lors de la phase d'investissement, les coûts pour tout le cycle de vie des projets doivent être minutieusement étudiés, notamment en y incluant les financements pour assurer un entretien adéquat et gérer les contraintes environnementales et sociales ;
  • On s'est également rendu compte que les pratiques actuelles de passation des marchés ne garantissent pas toujours des résultats optimaux en raison de la rigidité des processus qui mettent l'accent sur la transparence ;
  • Afin de s'assurer que les projets d'infrastructures aient l'impact escompté, il importe d'impliquer des parties prenantes tout au long du processus, notamment en consultant, lors de la phase de planification, les communautés potentiellement affectées et en impliquant les entreprises locales lors des phases de construction, d'exploitation et d'entretien ;
  • L'Afrique devrait être considérablement affectée par le changement climatique : multiplication d'évènements météorologiques (sécheresses et tempêtes) et élévation du niveau des mers. Des investissements supplémentaires, probablement de l'ordre de 10 à 15 %, seront nécessaires pour assurer la résilience au changement climatique. Toutefois, ces investissements auront, à long terme, des bénéfices tant financiers que sociétaux ;
  • Les idées, informations et meilleures pratiques en matière d'infrastructures de qualité doivent être partagées et disséminées sur tout le continent.

La déclaration finale officielle pour la session plénière de la 12e réunion annuelle de l'ICA peut être consultée ici : « Les engagements financiers pour le développement des infrastructures en Afrique augmentent de 12 %. »


Catégories: Eau, Transports, TIC, Energie, Communiqués de presse, Informations générales

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