Transports

Le piteux état et les insuffisances de la majeure partie du réseau de transport du continent minent la compétitivité de nombreux pays sur le marché mondial. Des réseaux de transport efficaces constituent un volet essentiel du climat d’investissement, permettant aux personnes et aux biens d’avoir accès aux marchés et réduisant le coût de la pratique des affaires. Les échanges intra-africains représentent moins de 10 % du PIB total du continent, tandis que la part de l’Afrique dans le commerce mondial n’est que de 2 %.

Les quatre sous-sections suivantes présentent les principaux problèmes liés aux quatre modes de transport – ports, routes, aéroports et chemins de fer – et leurs besoins de financement.

  • L’étude AICD [ajouter le lien] montre qu’il existe des corrélations – souvent complexes – entre ces différents modes de transport et que ceux-ci sont confrontés à des problèmes similaires :
  • l’insuffisance des liens entre les modes de transport en Afrique entraîne de longs retards et augmente les coûts du fret international ;
  • les services logistiques ne sont qu’aux premiers stades de leur développement en Afrique, et ce développement est freiné par un large éventail d’obstacles administratifs, réglementaires et de gouvernance ;
  • les pays enclavés pâtissent le plus de ces problèmes – d’où l’évolution croissante vers la collaboration régionale en vue de faciliter les échanges le long des principaux corridors de transport ;

l’amélioration de l’efficacité des services de transport nécessite une libéralisation du marché du transport qui confère un rôle accru au secteur privé.

(Source : AICD)

Engagements dans le secteur du transport, 2006-09

Les engagements totaux dans le secteur du transport en Afrique ont crû de 20 % entre 2008 et 2009 – passant de 5,9 milliards de $ EU à 7,1 milliards de $ EU. L’Afrique du Nord, l’Afrique de l’Est, l’Afrique du Centre et l’Afrique australe ont toutes tiré parti de cette augmentation. En revanche, les engagements en faveur de l’Afrique de l’Ouest ont baissé de 42 % en 2009 par rapport à 2008.

Environ 80 % des engagements en faveur du développement de l’infrastructure du transport étaient le fait des membres multilatéraux de l’ICA et s’élevaient au total à 5,8 milliards de $ EU. Les 20 % restants – les engagements bilatéraux– étaient à mettre sur le compte de l’APD et des prêts non concessionnels en parts presque égales.

La BAD (2 milliards de $ EU), la Banque mondiale (1,6 milliard de $ EU), la BEI (1,1 milliard de $ EU) et la CE (0,9 milliard de $ EU) étaient les principaux bailleurs de fonds multilatéraux. Les principaux bailleurs de fonds bilatéraux étaient la France (0,8 milliard de $ EU) et le Japon (0,5 milliard de $ EU), respectivement. 

Chart showing Sources of ICA Funding for Transport Sector by Region 2006 to 2009

 

Source ICA. For the latest figures on all sectors, consult the 2010 ICA Annual Report.

 

DOWNLOAD the two-page flyer presenting the ICA Transport Platform

 

 

Etudes de cas

Transport – Projet de Corridor commercial de la CEMAC

Afin d’améliorer l’efficacité commerciale et du transport dans la région CEMAC, le Projet de Corridor commercial de la CEMAC a été approuvé par les États membres en 2006. Les coûts de transport en Afrique centrale figurent parmi les plus élevés du continent.


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