Encadré: Les TIC– Le réseau de câble sous-marin de l’Afrique de l’Est (EASSy)

Contexte

En 2003, la Commission e-Afrique du NEPAD a présenté le projet de réseau de câble sous-marin de l’Afrique de l’Est, considéré comme essentiel pour offrir un accès à large bande aux pays côtiers d’Afrique de l’Est. A ce jour, les pays de cette région ont eu recours en grande partie aux satellites étrangers pour accéder à l’Internet. Le projet EASSy de pose du câble sous-marin permettra de relier les pays de la région avec les réseaux mondiaux et africains.

Lorsqu’il sera installé, ce système servira, sans aucun doute, d’exemple quant à la manière dont les sociétés des télécommunications africaines et mondiales peuvent travailler avec les institutions régionales afin de développer l’infrastructure des télécommunications. Il permettra aux opérateurs des télécommunications d’accéder aux marchés en croissance des télécommunications vocale, mobile et par Internet et de réduire leur dépendance à l’égard du satellite. En fin de compte, grâce au faible coût de la connectivité, davantage de consommateurs auront un accès abordable à l’Internet. La fourniture d’un service de qualité à large bande permettra aux industries et aux entreprises de la région d’être plus compétitives dans l’économie mondiale.

Rôle des parties prenantes

Le câble sous-marin est la propriété du Véhicule spécial (SPV) de l’EASSy, et de tout investisseur impliqué dans le SPV. Le projet EASSy achètera des taux d’occupation dans le câble et il aura le droit de vendre des taux d’occupation à d’autres parties. Le projet a bénéficié de l’appui de la DBSA, de la BAD, de la BEI, de l’AFD, de KfW et de l’IFC du Groupe de la Banque mondiale ; des opérateurs internationaux, du gouvernement et des organismes de régulation. Le Fonds fiduciaire UE/Afrique pour les infrastructures et la Facilité pour la préparation des projets d’infrastructure du NEPAD (IPPF) ont consenti des prêts pour le recrutement précoce des capacités pour la gestion du proj

Financement et délais

L’étude de faisabilité initiale a été achevée en 2005 et elle a conclu que la pose du câble serait financièrement rentable. Les études d’impact environnemental et social, financées par le KfW et la BAD, ont aussi été réalisées. La Banque africaine de Développement, de concert avec plusieurs gouvernements africains, a promis de fournir le financement nécessaire. Le projet EASSy a connu des retards, car il était initialement prévu pour être opérationnel à la fin de 2006. La finalisation du montage financier a été réalisée en mars 2007, et le coût total du projet est de 248 millions de dollars. Le projet est appelé à être opérationnel en 2010.

Enseignements tirés

Les délais initiaux du projet n’ont pas été tenus, en grande partie à cause des divergences entre différentes parties sur la structure du financement et l’appropriation du projet. Les interventions politiques ont suscité des divergences entre les investisseurs privés, guidés par l’impératif de faire des profits, et les responsables gouvernementaux qui demandaient un accès à large bande à faible coût, ce qui a été à l’origine des retards enregistrés. Les divergences entre les responsables gouvernementaux d’Afrique du Sud et du Kenya au sujet du coût de l’accès au câble à fibre optique ont été identifiés comme ayant été l’autre cause du retard. Le nombre des participants aux projets accroît, de façon exponentielle, la difficulté à gérer de tels projets et requiert beaucoup de coopération et de communication pour pouvoir rester sur la bonne voie.

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