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Financement des infrastructures africaines - Le monde est-il à la hauteur du défi ?

Auteur
Brookings Institute
Description

La grande part consacrée aux infrastructures et à l'accès aux services connexes dans les communiqués de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) à l'issue de leurs réunions annuelles fin 2014 traduit l'importance de cette question pour le développement dans le monde entier. Le manque d'infrastructures n'est nulle part plus criant et préjudiciable à la transformation de l'économie qu'en Afrique sub-saharienne. En 2009, la Banque mondiale et les principaux donateurs et institutions multilatérales se sont penchés sur les voies et moyens d'aider la région à rattraper son retard infrastructurel. 

1 Cette analyse approfondie régionale visait à définir un « point de référence par rapport auquel l'on pourra mesurer les futures améliorations des services infrastructuraux » et à orienter les investissements prioritaires et les reformes de politiques. D'après l'analyse, la région a besoin de 93 milliards de dollars d'investissements par an pour rattraper son retard infrastructurel. 

Cinq ans après cette étude, des efforts sans précédent ont été faits pour réduire ce retard, surtout en termes d'augmentation du volume des financements. Même s'il est trop tôt pour s'attendre à des résultats majeurs au regard de la longue période de gestation des investissements dans les infrastructures, il importe, pour l'instant, d'examiner et d'analyser la distribution de cette réponse dans les pays de l'Afrique sub-saharienne et dans les différents secteurs / sous secteurs infrastructuraux. Y a-t-il des secteurs ou pays « orphelins » qui méritent une attention particulière ? Y a-t-il un équilibre approprié entre les infrastructures nationales, régionales et sous-nationales ? Un soin suffisant est-il apporté à la gouvernance mondiale devant garantir une coordination stratégique, et à la gouvernance sectorielle pouvant réduire des exigences supplémentaires de financement à travers une efficacité accrue et donc une meilleure viabilité ? Le présent article vise à initier les discussions en analysant le mode d'évolution des principales sources de financement des infrastructures au cours des huit dernières années, 

2 la répartition de ce financement par pays et par secteur, et comment les efforts de financement ont répondu aux recommandations faites en 2009. Ainsi, le présent article fait des recommandations sur l'approche à adopter pour mieux exploiter les synergies politiques, techniques, et financières nécessaires pour éliminer le retard infrastructurel. Dans cette analyse, il est impossible de confronter les investissements spécifiques aux besoins par pays et par secteur. Par conséquent, le présent rapport souligne la nécessité d'une mise à jour de l'étude de 2009. 

L'article s'ouvre par une analyse des trois sources majeures de financement externe : participation du secteur privé au financement des infrastructures (PPI), financements officiels du développement (ODF) provenant d'institutions multilatérales et la plupart des bailleurs de fonds membres du CAD de l’OCDE, et financements officiels de la Chine. Malgré les difficultés relatives à la compilation de données sur les financements de manière comparable, les informations disponibles suffisent pour définir la distribution du soutien par pays et secteurs. Cette analyse est suivie d'une évaluation des financements publics nationaux. Le présent article traite également des problématiques de gouvernance dont la maîtrise est essentielle pour assurer la viabilité économique, sociale et environnementale des fruits de ces investissements. 

Date de publication
2015
Type de document
Rapport
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Catégories: Infrastructures générales

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