Téléphones mobiles

Services de communications vocales

L’Afrique subsaharienne affiche un taux de croissance phénoménal de la pénétration des services de TIC depuis le milieu des années 90 – essentiellement pour les télécommunications mobiles, pour lesquelles le nombre d’usagers du téléphone est passé de 10 millions en 2000 à plus de 180 millions en 2007. Le marché des lignes fixes a crû à un rythme nettement plus lent, passant de 10 millions en 2002 à 11,8 millions en 2006.

La concurrence entre les opérateurs de téléphonie mobile s’est muée en une course à l’accroissement du pourcentage de la population couverte par leurs réseaux. En 2006, un ou plusieurs réseaux mobiles couvraient 62 % de la population de l’Afrique subsaharienne. Ce taux de couverture continue de croître au fil des années.

L’accès aux nouveaux services de TIC se développe à un rythme remarquable. À l’échelle du continent africain, le taux de pénétration de la téléphonie mobile en milieu rural s’élève à 3 %, tandis que dans les pays à faible revenu, il atteint 13 %. En milieu urbain, les taux de pénétration oscillent entre 22 % dans les pays à faible revenu et 38 % dans les pays à revenu intermédiaire. Même les populations au sein des groupes dont le revenu est le plus faible ont accès aux TIC, grâce aux réseaux de téléphonie mobile.

L’utilisation généralisée du service téléphonique prépayé a révolutionné l’accès aux réseaux mobiles pour les ménages à faible revenu. Selon les estimations, 97 % des consommateurs en Afrique subsaharienne sont des utilisateurs du service prépayé.

Cette croissance rapide de l’accès aux TIC en Afrique est intervenue malgré le coût relativement élevé des services. Les prix sont en baisse en Afrique, mais pas aussi rapidement que dans d’autres régions du monde. S’ils pouvaient atteindre les niveaux enregistrés en Asie du Sud, le taux d’accès aux TIC en Afrique serait nettement plus élevé.

Le prix moyen des appels internationaux en Afrique subsaharienne a baissé considérablement depuis 2000, mais les prix des appels vers les pays en dehors de la région demeurent nettement inférieurs à ceux des appels intrarégionaux.

Le coût de l’achèvement de la couverture du réseau de téléphonie mobile pour les communications vocales en Afrique est relativement modeste. Pour atteindre toutes les populations mal desservies, il faudrait un investissement de 0,8 milliard de $ EU par an sur une période de 10 années. À l’heure actuelle, 43,7 % de la population vivent dans des zones qui ne sont pas couvertes par les réseaux vocaux sans fil. Pour peu que soit créé un environnement compétitif approprié, le secteur privé pourrait combler la majeure partie de ce déficit, permettant à 39 % de la population de recevoir un signal vocal. Seul un investissement public estimé à 0,3 milliard de $ EU par an serait nécessaire pour atteindre les 61 % restants de la population, afin de combler le déficit de couverture.

(Source : AICD)

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