Internet

À la différence des taux d’accès aux services vocaux, les taux d’accès à l’Internet sont faibles et ne progressent que lentement en Afrique. Les prix élevés et la disponibilité limitée constituent les principales causes de cet état de fait, aggravées par le piteux état des réseaux d’accès par ligne fixe, l’accès limité au spectre radio à large bande, le mauvais état des réseaux dorsaux nationaux et l’utilisation limitée des ordinateurs.

L’une des principales causes du coût élevé de l’Internet (et des appels vocaux internationaux) tient au prix de la connexion internationale, déterminé par l’accès physique aux câbles sous-marins à fibre optique et le niveau de concurrence sur le marché international. Les pays qui ont accès aux câbles sous-marins affichent des prix plus abordables pour les appels internationaux que ceux qui n’y ont pas accès. Néanmoins, les pays qui bénéficient d’un accès compétitif enregistrent des prix nettement inférieurs à ceux pratiqués par les pays qui disposent d’un monopole pour la passerelle.

L’infrastructure de réseau dorsale pour le trafic de communications entre des points fixes sur les réseaux est limitée et constitue un obstacle.

Le développement de l’Internet à large bande est limité par l’insuffisance de l’infrastructure de réseau dorsale. Bien que les opérateurs de téléphonie mobile n’aient pas besoin de réseau dorsal à grande capacité (ceux-ci ont créé, en général, leur propre technologie sans fil), les réseaux dorsaux Internet à large bande ont besoin d’une capacité plus grande, en général, en utilisant des câbles à fibre optique.

L’offre de service Internet à large bande dans la plupart des pays africains est limitée aux principaux centres urbains et aux cybercafés, aux entreprises et aux clients résidentiels à revenu élevé. La couverture du réseau est limitée, les prix sont élevés et les vitesses sont inférieures à celles d’autres régions du monde. Ce niveau de services limité pourrait être étendu au niveau national grâce à une infrastructure de réseau sans fil, tout en assurant les mêmes avantages techniques et économiques que les réseaux vocaux GSM. L’investissement nécessaire pour couvrir l’ensemble de la population à l’aide de la technologie à large bande sans fil dont la performance est limitée a été estimé à environ 0,9 milliard de $ EU.

Pour autant qu’il existe un climat compétitif et propice, le secteur privé pourrait apporter la majeure partie de ce montant, ce qui permettrait à 89 % de la population d’avoir accès à ce service à large bande limité. L’investissement public nécessaire pour atteindre les 11 % restants de la population s’élèverait à seulement 0,2 milliard de $ EU.

(Source : AICD)

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