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L’infrastructure de réseau dorsale disponible pour assurer le trafic de communications entre des points fixes sur les réseaux est insuffisante, ce qui freine le développement de l’Internet à large bande. Celle-ci nécessite des réseaux dorsaux haut débit, en général à l’aide de câbles à fibre optique. La portée limitée de ces réseaux constitue un obstacle au développement du marché à large bande en Afrique.

Il existe de grandes disparités sur le continent en ce qui concerne le fonctionnement des marchés nationaux d’infrastructure dorsale. Dans de nombreux pays, des contraintes implicites et explicites limitent le développement des réseaux dorsaux, freinant ainsi le développement des réseaux à large bande.

Les pays qui ont entièrement libéralisé le marché des réseaux à large bande ont enregistré une croissance rapide de la concurrence en matière d’infrastructure. Au Nigeria, au moins quatre des principaux opérateurs sont en train de développer des réseaux de câbles à fibre optique à grande capacité à même d’assurer des services à large bande haut débit, tout comme au Kenya. Ces réseaux sont concentrés dans les principaux centres urbains et les liaisons interurbaines qui représentent la majorité des clients. Si l’on devait étendre les réseaux dorsaux haut débit au-delà de ces zones, un certain soutien public pourrait s’avérer nécessaire.

Les réseaux dorsaux à bande passante haut débit constituent un volet essentiel de l’investissement nécessaire pour les services à large bande en Afrique. Ces réseaux relient des villes et des agglomérations au niveau national et à travers les frontières. Ils relient également les réseaux internationaux de câbles sous-marins à fibre optique qui assurent le trafic de communications entre les continents.

La connectivité transfrontalière et interrégionale est sous-développée en Afrique à l’heure actuelle. L’investissement unique nécessaire oscille entre 229 millions de $ EU pour un jeu minimum de liaisons et 515 millions de $ EU pour un réseau interrégional reliant toutes les capitales africaines à l’aide de câbles à fibre optique. Le secteur privé apporterait la majeure partie de cet investissement, à mesure que les opérateurs régionaux assureraient la connectivité de leurs réseaux à travers les frontières.

Le secteur privé pilote également le développement de l’infrastructure internationale des câbles sous-marins en Afrique. Parmi les cinq câbles sous-marins à fibre optique déjà opérationnels ou en cours de construction sur le continent, seul un fait l’objet d’une participation directe du secteur public. Quatre appartiennent à des opérateurs privés et sont financés par ceux-ci à des conditions commerciales. Ces deux types d’infrastructure dorsale sont liés. À mesure que les câbles sous-marins à fibre optique se développeront, les liaisons transfrontalières pour assurer le trafic jusqu’aux points d’atterrissage deviendront plus viables sur le plan commercial.

Hormis les voies qui relient les principaux centres urbains, les réseaux dorsaux à bande passante haut débit ont peu de chances d’être viables sur le plan commercial. Le développement des réseaux dorsaux dans ces régions pourrait nécessiter une forme de soutien public – financier ou sous forme d’accès plus facile à l’infrastructure existante.

(Source : AICD)

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