Qui finance le développement des infrastructures en Afrique?

Les changements majeurs au sein des sources de financement destinées au développement des infrastructures en 2014, comparativement à 2013, ont été les suivants :

  • Une baisse des engagements de la part des membres de l'ICA, passant de 25,3 milliards de dollars américains en 2013 à 18,8 milliards de dollars américains en 2014 - bien qu'en tenant compte de la contribution exceptionnelle d'un montant de 7 milliards de dollars américains en provenance des États-Unis en 2013 (destinés à l'initiative "Power Africa"), le chiffre de 2014 équivaut aux volumes engagés par les membres de l'ICA depuis 2012 ;
  • Une forte baisse - de plus de 10 milliards de dollars - des engagements chinois ;
  • Les affectations budgétaires établies par les gouvernements africains pour les infrastructures, ont totalisé 34,5 milliards de dollars, et représentent la part la plus importante des dons déclarés.

Mis à part la baisse des engagements de la Chine, en 2014, le financement consacré par les pays non-membres de l'ICA a été généralement constant. Ce groupe compte le Groupe de Coordination des Fonds arabes (ACG) ainsi que les pays européens non-membres de l'ICA, et des engagements financiers identifiés en provenance du Brésil, de l'Inde et de la Corée du Sud.

Les banques multilatérales de développement ont engagé 11 milliards de dollars américains en 2014, ce qui a représenté environ 2 milliards de dollars américains supplémentaires comparativement aux deux années précédentes et presque le double des 5,9 milliards de dollars américains engagés en 2011. Toutefois, les engagements financiers consacrés par les banques de développement régionales ont baissé de 2,2 milliards de dollars américains en 2013 à 1,6 milliards de dollars américains en 2014.


Figure 6: Flux de financement déclarés et identifiés dans les infrastructures africaines, 2014


Tandis que les affectations budgétaires réalisées par les gouvernements africains ont fourni la catégorie la plus importante d'engagements destinés au développement des infrastructures en 2014, avec un total de 34,5 milliards de dollars américains, la valeur des engagements a été plus faible que les 46,7 milliards de dollars américains déclarés pour 2013. Des données ont été obtenues en provenance de 42 pays en 2014, jusqu'à 20 dans le rapport 2013, bien qu'une analyse plus rigoureuse des dépenses budgétaires et des financements externes aient été utilisés en 2014. En outre, les affectations des gouvernements nationaux sont susceptibles de ne pas refléter les dépenses inhérentes au secteur public d'un pays dans le développement des infrastructures dans la mesure où des engagements considérables sont destinés aux infrastructures au niveau sous-national – par exemple par les gouvernements locaux et les entreprises de services publics.


Figure 9: Allocations budgétaires des gouvernements centraux identifiées par secteur et région, 2014


Déclaré pour la première fois en 2014, le financement sous-national totalisait 9,21 milliards de dollars américains - largement représenté par les 8,4 milliards de dollars américains levés par les obligations égyptiennes émises pour financer le développement du Canal de Suez. Toutefois, il est probable que l'investissement sous-national en provenance des gouvernements locaux et des entreprises de services publics soit plus élevé que celui qui a été identifié parmi les données de l'ICA. Tandis que la collecte de données et l'analyse du financement sous-national deviennent plus rigoureux, les chiffres indiqués dans les futurs rapports sont susceptibles de refléter de manière plus précise cette importante catégorie de financement.

Les engagements financiers en provenance des pays européens non-membres de l'ICA ont totalisé 5,4 milliards de dollars américains, comparativement à une moyenne annuelle de 5,1 milliards de dollars américains entre 2011 et 2013. En 2014, les engagements financiers en provenance du Groupe de Coordination des Fonds arabes ont été relativement constants, à hauteur de 3,5 milliards de dollars américains, avec une moyenne de 3,4 milliards de dollars américains au cours des trois années précédentes. Le financement en provenance des Amériques a baissé d'environ 7 milliards de dollars américains, ce qui reflète le caractère exceptionnel de la contribution à l'égard de l'initiative "Power Africa" en 2013.

Le financement du secteur privé a également été plus faible en 2014, comparativement à 2013, passant de 5,1 milliards de dollars américains à environ 3 milliards de dollars américains. Toutefois, l'intérêt accru de la part des sociétés de capitaux privés n'a pas encore été entièrement enregistré dans les données de l'ICA.

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