Tendances de financement 2014 - Membres de l'ICA

Les engagements financiers inhérents aux infrastructures de la part des membres de l'ICA ont totalisé 18,8 milliards de dollars américains en 2014, dans un contexte mondial et régional difficile (dont la crise Ebola en Afrique de l'Ouest). Tandis qu'à première vue, ceci indique une baisse de 25 % comparativement au montant totalisé de 25,3 milliards de dollars en 2013, cela représente une petite (3 %) augmentation des engagements des membres de l'ICA si l'on exclut l'engagement unique exceptionnel de 7 milliards de dollars américains en provenance de l'initiative "Énergie pour l'Afrique" lancé par le Président des États-Unis.

Si l'on exclut l'initiative américaine "Énergie pour l'Afrique", on constate une augmentation substantielle des engagements pour le secteur énergétique en 2014, pour atteindre 9,2 milliards de dollars américains ; ce qui représente une augmentation de 61 % comparativement aux 5,7 milliards de dollars américains engagés en 2013.

Les engagements dans les secteurs des transports et de l'eau ont baissé d'environ 30 %. Cette baisse a été compensée, dans une certaine mesure, par une hausse des engagements multisectoriels, qui ont augmenté de 43 % en passant de 1,5 milliard de dollars américains en 2013 à 2,15 milliards de dollars américains en 2014.

Bien que les déboursements soient demeurés généralement constants ces trois dernières années, il existe des variations sectorielles et régionales significatives. Par exemple, des fonds substantiellement plus importants ont été déboursés en Afrique de l'Ouest dans la plupart des secteurs en 2014, comparativement à l'année précédente, tandis que les déboursements réalisés au sein du secteur des transports d'Afrique australe et au sein des secteurs TIC d'Afrique australe et orientale ont tous baissé.


Figure 28: Engagements des membres de l'ICA par secteur, 2014

Figure 29: Engagements des membres de l'ICA par région, 2014


Il est également essentiel de prendre en considération les contributions financières réalisées par de nombreux membres bilatéraux de l'ICA en faveur des banques de développement multilatérales. Par exemple, le Canada, la France, l'Allemagne, le Japon, le Royaume-Uni et les États-Unis contribuent au Fonds africain de développement de la BAD, et à l'Association internationale de Développement de la Banque mondiale.

Les membres de l'ICA soutiennent également les DFI par le biais d'allocations non saisies dans les données de l'ICA, comme par exemple celles effectuées par le CDC, précédemment la Commonwealth Development Corporation (Système d'aide au développement du Royaume-Uni). D'après le rapport annuel du CDC, l'institution financée et gérée intégralement par le gouvernement britannique a pris des engagements à l'égard de l'Afrique à hauteur de 240,9 millions de dollars américains en 2014, desquels 100,6 millions de dollars américains ont été consacrés au secteur énergétique par le biais d'investissements directs ou de fonds.

Les instruments de financement conventionnels restent les plus fréquemment utilisés par les membres de l'ICA. Sur les 18,8 milliards de dollars américains engagés en 2014, les prêts représentaient 75 % et les subventions 14 % du financement. Le financement mixte représentait 7 % des engagements, tandis que les garanties et assurances représentaient 2 %. Les 2 % restants ont été financés par un investissement en actions et d'autres formes de financement.

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