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L’infrastructure “à l’épreuve du climat”
Les pays africains et les partenaires au développement tentent seulement maintenant de comprendre et de programmer ce que pourraient être les impacts majeurs d’un changement climatique plus marqué. En Afrique, la construction de la plupart des infrastructures continue d’être basée sur l’hypothèse que le climat de demain ne changera pas par rapport à ce qu’il était dans le passé. L’adoption d’un nouveau mode opérationnel viendrait compliquer encore davantage et renchérir les défis du développement de l’infrastructure qui se posent à l’Afrique.
Le changement climatique constitue déjà une menace pour des infrastructures vitales telles que les réseaux routier et ferroviaire, ainsi que pour les systèmes d’approvisionnement en eau et en énergie. S’agissant de l’eau, l’amenuisement des précipitations annuelles dans certaines régions du continent a réduit les capacités de production des barrages hydroélectriques, ce qui pourrait à l’avenir réduire l’approvisionnement en eau nécessaire au refroidissement des centrales électriques alimentées au charbon. Les inondations côtières et à l’intérieur des terres, occasionnées par de très fortes précipitations, menacent également les réseaux routier, ferroviaire et aérien. Il en est de même pour plusieurs petits Etats insulaires du continent.
L’infrastructure représente un investissement si important qu’il convient de l’inscrire dans la durée en anticipant les changements à venir. Son coût, tant pour les gouvernements africains que pour leurs partenaires au développement, est considérable. La prise en compte des risques liés au changement climatique constitue un premier pas très important vers l’adaptation l’infrastructure au changement climatique et vers l’atténuation des externalités négatives.

